J'ai appris la pâtisserie avec ma grand-mère.
Les ustensiles que nous utilisions étaient anciens.
Certains d'entre-eux sont toujours en ma possession
et toujours en service.
Ils ne sont pas seulement beaux : ils sont très performants.
Du coup, je ne manque jamais d'en acquérir de nouveaux lorsque cela se présente.
Voici ma dernière trouvaille
Et comme ce week-end était vraiment maussade,
c'était l'occasion rêvée pour faire de la pâtisserie!
Ou quand un objet chiné raconte une histoire...
Vous vous souvenez, parmi mes acquisitions de dimanche,
il y avait ce petit ravier aux gracieuxes arabesques.
Comme il se doit, lors de son achat, je l'ai retourné, et derrière il y avait ceci :
Alors, bien sûr, terre de fer, je sais à quoi ça correspond,
mais "Au planteur de Caïffa", non, et cela à excité ma curiosité...
Après quelques recherches (merci Wikipédia), voilà ce que j'ai appris :
La société Au planteur de Caïffa fut fondée en 1890, par Mr et Mme Michel Cahen.
A l'origine torréfacteur haut de gamme,
l'enseigne s'est peu à peu transformée en proposant aussi des produits d'épicerie.
Forts de leur succès,
le couple créa de nombreuses succursales (plus de 400 avant la seconde guerre mondiale).
Afin de satisfaire leur clientèle dans une France alors majoritairement rurale,
de nombreux colporteurs iront de ferme en ferme proposer les produits de la société.
Vêtus d'un uniforme vert bouteille
et d'une casquette portant le nom de la maison qu'ils représentent,
pour transporter leurs marchandises, ces colporteurs utilisent selon les différentes régions,
des poussettes à bras, des triporteurs,
des voiturettes tirée par un cheval ou même plus inattendu... des chiens!
Afin de fidéliser les clients,
le "Planteur de Caïffa" invente les timbres fidélité
que les paysannes collent dans un petit carnet et qui une fois rempli,
s'échange contre queslques objets dont le fameux petit ravier !
Mais comme chacun sait, même les plus belles histoires ont une fin...
La grève des ouvriers durant le Front populaire en 1936,
puis les lois anti-juifs quelques années plus tard,
ont obligées Albert Cahen, le fils des fondateurs de l'enseigne
à céder la société à un de ces directeurs, Mr Couture.
La guerre a fini par avoir totalement raison de cette société autrefois prospère
qui se voit obligée de recentrer son activité sur la torréfaction du café.
En 1962, elle acquiert 25 % du capital de 'La Maison du Café" dont elle prend alors le nom.
Depuis 1978, elle fait partie de l'un des trois plus grands torréfacteurs du monde.
Mais ceci est une autre histoire...
Chaque dernier dimanche de septembre, dans ma ville, c'est jour de braderie pour les professionnels et les
particuliers.
Cette année, cela avait plutôt mal commencé, puisque samedi soir, il pleuvait à verse!
A tel point, que certains vendeurs se sont laissés décourager...
Et pourtant, ceux qui sont venus étaient charmants et plutôt généreux, ce qui n'est plus si courant!
Résultat: une jolie récolte!
Des assiettes, une coupe sur pied et un ravier avec de jolis motifs 18 ème que j'aime tant, ainsi qu'un
chandelier de même style...
3 terrines en sarreguemines...
un bol égouttoir et une théière avec son filtre en porcelaine blanche et un adorable pot en Digoin avec têtes de grotesques et quelques autres petites
choses que je vous montre bientôt!
Je n'ai pu résister à cette adorable corbeille qui m'attendait à l'étal d'un brocanteur.
Tout m'a plu chez elle ; sa forme, sa matière, son tressage, sa couleur... bref un vrai coup d'coeur !
Un beau et chaud week-end de printemps. Des torchons en lin, du Sarreguemines, une saucière en faïence... Si
ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble !